La vie en rousse

5 %

20 IBU

La rousseur est un mode de vie. Irlandaise, anglaise, allemande, pas grave. Les frontières, c’est un concept arbitraire et bien souvent discriminatoire qui sert les fins d’une petite élite.

Celle-ci est allemande. Inspirée des traditions brassicoles munichoises, plus précisément. C’est une lager. Elle est maltée. Elle est suave.

Notes de dégustation

Apparence: Plus foncée qu’une blonde, moins foncée qu’une stout (un stout?). Quelque part entre les deux. L’important, ce sont les reflets rubis étincelants qui embellissent la robe comme des paillettes au soleil. Mousse tirant sur la coquille d’œuf (de poules blanches) qui colle au verre si on lui donne la chance.

Nez: Nez moelleux de céréales douillettes. Need I say more? Mais oui, on est dans la douceur maltée ici, avec des accents de sucre légèrement caramélisé, un peu comme le dessus craquant et sympathique d’une crème brûlée. Le houblon est là principalement pour balancer le tout et confère une légère herbalité florale.

Bouche: Remarquablement bien équilibrée, comme une lager allemande se doit d’être. Il n’y a pas vraiment d’aspérités, le corps est moelleux sans être sucré ou lourd, la carbonatation donne de l’amplitude sans picoter. Le malt est en vedette et ses notes, riches et profondes. Fidèle au nez, le houblon est ici surtout pour empêcher la dominante céréalière de s’exposer un peu trop au niveau du corps; rapport de pouvoir qui, on va se le dire, laisse transparaître une certaine amertume.